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 Conte et légendes !

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Spirit
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MessageSujet: Conte et légendes !   14.10.11 21:00

Légende du sirop d'érable



Bien avant l’arrivée de Christophe Colomb, les tribus amérindiennes savaient comment recueillir
la sève des érables et la transformer en sirop d’érable.

Et à leur tour, les Amérindiens ont appris à nos ancêtres à fabriquer le sirop d’érable.

Mais les Amérindiens, eux, comment ont-ils appris ?
Une des nombreuses légendes raconte qu'un petit écureuil grimpa le long d'un tronc d'arbre,
mordit sa branche et se mit à boire.
Un Amérindien se trouvant au pied de cet arbre le regardait et se demandait pourquoi,
puisqu'une source d'eau fraîche coulait tout près.
Il imita l'écureuil en faisant une fente avec son couteau ... surprise, l’eau qui s’en écoulait était sucrée !
Jusqu'alors, sa tribu ne trouvait du sucre que dans les fruits sauvages.

Et voilà qu’il existait un arbre qui pleure du sucre en larmes de cristal.
En plus, il venait de découvrir un remède contre le scorbut dont les siens souffraient souvent au printemps.
Tout ça parce qu'il avait regardé et imité un écureuil en train de se désaltérer avec la sève d’érable.
Une autre légende de la tribu MicMac raconte que par une journée de printemps, alors que le vent
était encore frisquet, une vieille femme alla ramasser la sève des érables et,
comme elle goûte meilleure chaude,
elle en mit dans un pot qu'elle plaça au-dessus de son feu de teepee.
Fatiguée, elle alla s'étendre pour se reposer.
Lorsqu'elle se réveilla, le soir était déjà là. Dans le pot, elle trouva un sirop doré, clair et sucré.


CROYANCE POPULAIRE
Les premiers cris des corneilles annoncent l’arrivée du temps des sucres.
Les premiers cris des outardes annoncent la fin de la saison.
Si on entaille les érables lors du croissant de lune, la coulée est abondante.
Si l’érable coule trop vite au moment de l’entaille, la coulée ne durera pas longtemps.
L’apparition de l’oiseau des sucres signifie qu’il est temps d’entailler (bruant des neiges).
Cet oiseau est fréquent lorsque le temps d’entailler les érables est arrivé.
Les papillons des sucres annoncent la fin de la coulée.
C’est un papillon gris et blanc qui fait son apparition à la fin de la saison des sucres
et qui se noie dans les chaudières d’eau d’érable.



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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   17.10.11 16:17

La légende de Jos Montferrand

Le Québec a vu naître plusieurs hommes forts tel Louis Cyr, le géant Beaupré…
mais le plus connu de tous est sûrement Jos Montferrand.
En 1959, Gilles Vigneault en a fait le héros d'une chanson, chanson qui fut bannie des ondes radios
au moment de sortie en raison de son langage coloré, Jos Montferrand.
Jos Montferrand (1802-1864) est né à Montréal dans le quartier Saint-Laurent.
Il passa à la légende grâce à sa force extraordinaire et à sa réputation de défenseur des droits des Canadiens français.
À 16 ans, il était déjà un colosse.

Suite à un combat sur le Champ-de-Mars entre 2 boxeurs anglais, l’un deux fut proclamé champion du Canada.
À la fin de ce combat, les organisateurs lancèrent un défi à la foule : - Qui veut disputer le titre au champion du Canada ?
Qu'il s'avance ! Jos Montferrand s’avança et chanta : - Co-co-ri-co ! faisant ainsi savoir qu’il relevait le défi.
Jos Montferrand ne porta qu'un seul coup de poing mais si bien appliqué qu'il battit l'Anglais.
Le lendemain son nom était sur toutes les lèvres.
Il passa une bonne partie de sa vie dans la région de l’Outaouais à l’emploi des marchands de bois comme contremaître de chantier,
puis guide de cage.

Il s’efforça toute sa vie de faire régner l’ordre entre ces hommes qui n’étaient pas des enfants de chœur.
En ces temps " rudes ", des querelles se déclaraient à tout moment, soit pour garder le contrôle d’un territoire ou
tout simplement parce que les anglais et les irlandais s’en étaient pris à un français.
À cette époque, les bûcherons coupaient des arbres, les " chaîneurs " attachaient ensuite les arbres entiers
un à l’autre formant ce que l’on appelait des " cages ".
Ces immenses radeaux, ou cages, étaient flottés par des hommes robustes, les " cageux ",
sur les rivières en direction des scieries ou des ports.
Les difficultés venaient surtout des " chaîneurs ", leurs méfaits ne se comptaient plus.
Jos Montferrand allait d'un chantier à l'autre pour mater ces fiers-à-bras qui terrorisaient tout le monde.
Il se battait aux poings et en dernier recours, il se servait de son pied dévastateur qui lui donnait invariablement
la victoire sur n'importe quel adversaire.
Un coup de savate et l’opposant ne tenait plus debout !
Tout le monde connaissait la force de Jos Montferrand et redoutait cette adresse qui lui permettait d'assommer quelqu'un
d'un coup de pied.

Son plus grand exploit eut lieu sur le pont qui enjambe le gouffre de la Chaudière, entre la ville de Hull
et Ottawa, lorsqu’il dû affronter une centaine de " chaîneurs " qui lui avaient tendus un guet-apens.
Sur les deux rives, les curieux accoururent pour voir le combat d'un seul homme contre cent.
Ils connaissaient presque tous Montferrand mais ils ne donnaient pas cher de sa peau devant tant d'adversaires.
Chaussé de ses lourdes bottes cloutées, il affronta courageusement les " chaîneurs "
et la panique gagna bientôt le rang de ses attaquants qui ne cherchèrent plus qu’à atteindre la rive.
Seul contre cent, il avait déjoué ses adversaires.
La foule l'acclama. Cette prouesse fit le tour du pays.

Jos Montferrand n'avait pas encore trente ans et il était célèbre.
Il se battit encore souvent, toujours avec le souci de prouver à la face du monde que les gens de sa race,
les Canadiens de langue française, n'allaient pas supporter les affronts.
Bien sûr, il avait les muscles et la force pour le dire !
Ses exploits inspirèrent quelques-unes des histoires les plus invraisemblables.

En 1828, dans une auberge de Montréal, Jos marqua un jour d’un vigoureux coup de pied le plafond de sa semelle cloutée.
Cette auberge devint célèbre car on vint de partout voir cette curiosité.
La raison est qu’un soldat de l’armée britannique, le major Jones, affichait un tel mépris envers les Canadiens français
que Jos n’eut d’autres choix que de relever le défi que celui-ci lui lançait.
L’infortuné major fût tout juste capable de regretter ses paroles car à chaque coup, Jos lançait :
" Insulterez-vous encore les Canadiens français ?

" Une série de timbres canadiens de 1992 porte sur des héros populaires qui sont passés à la légende
et comprend entre autres Jos Montferrand, ce célèbre héros folklorique, bagarreur et lutteur au cœur sensible
et joueur de savate inégalé. . .
Auteur : Benjamin Sulte, Jos Montferrand

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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   04.11.11 10:32

Jean Cadieux, coureur des bois

Cet héroïque coureur fait don de sa vie pour sauver sa famille
et ses amis de la nation algonquine.

Jean Cadieux était coureur de bois.
Il avait épousé une femme de la nation algonquine, Marie Bourdon.
Chasseur et trappeur, il traitait avec les Indiens et échangeait des fourrures contre des provisions et des produits manufacturés
qui lui permettaient de passer l'hiver encabané au fin fond des bois.
Un jour de mai 1709, il descendait la rivière Outaouais avec quelques Indiens Algonquins et sa famille pour aller vendre des fourrures.
Les terribles rapides du Rocher Fendu ont de tout temps été un obstacle pour la navigation.
Les indiens et les coureurs des bois utilisaient, pour les contourner, des sentiers de portage qui permettaient de franchir c
es obstacles naturels en transportant à dos d’homme, bateau et matériel.
Ces endroits de portages étaient des lieux idéaux pour tendre des embuscades.

Lors d'une halte aux portages des sept chutes à l'Île-du-Grand-Calumet, l'un de ses compagnons parti en reconnaissance
et repéra un groupe de guerriers iroquois en embuscade dans le but de s'emparer des précieuses fourrures.
Pour échapper à cette embuscade, ils n’avaient d’autres choix que de franchir les rapides déchaînés et cela, sous une nuée de flèches !
Afin d'augmenter les chances de survie de ses compagnons et de sa famille, Cadieux décida avec un jeune guerrier algonquin
de faire diversion et d'attirer les Iroquois loin des rapides pour permettre à sa famille et ses amis de les franchir en toute quiétude.
Tous se cachèrent au fond de leur canot en amont des rapides, prêts à partir au signal convenu, soit un coup de fusil,
pendant que Cadieux et son compagnon tentaient une manœuvre de diversion.

Une heure plus tard, Cadieux et son compagnon prirent les Iroquois à revers et les attirèrent loin des rapides.
Un échange de coups de feu s'ensuivit : c'était le signal qu'attendait les compagnons de Cadieux pour s'élancer dans les terribles rapides,
sous l'œil médusé de quelques Iroquois qui n'en revenaient pas et qui étaient plus préoccupés à se protéger des assaillants que de tirer sur les fuyards.
Avec une dextérité hors du commun, les canotiers algonquins conduisirent les frêles esquifs d'écorce au milieu des flots rugissants,
évitant tout contact avec les rochers qui auraient pu déchirer les écorces de bouleaux, ce qui les auraient conduit à une mort certaine.
Deux jours durant, ils naviguèrent à un rythme d'enfer et atteignirent enfin le lac des Deux Montagnes où ils trouvèrent refuge.

Ne les voyant pas revenir, trois de ses compagnons, après avoir mis famille et fourrures en sécurité, partirent à la recherche de Cadieux et de son compagnon.
Les Iroquois avaient fui l'île et les Algonquins trouvèrent un petit abri de branche vide près du portage des sept chutes.
Les guerriers algonquins partirent à la recherche de leurs compagnons, lisant les traces laissées par les agresseurs et assaillants comme dans un grand livre.
Le jeune algonquin avait été tué et, trois jours durant, les Iroquois avaient battu l'île à la recherche de Cadieux qui continuait à guerroyer,
aussi insaisissable qu'une ombre !

Après deux jours de recherches infructueuses, ayant perdu tout espoir de retrouver Cadieux, ils découvrirent une croix de bois plantée en terre
près de l'abri qu'ils avaient remarqué à leur arrivée.
Et là, à demi enterré, gisait le corps de Jean. Il tenait entre ses mains une longue écorce de bouleau sur laquelle, avant de mourir,
il avait transcrit sous forme d'une complainte, son épopée.
Il avait réussi à échapper aux Iroquois, mais épuisé et affaibli par trois jours de guérilla et de privations,
il avait vu revenir ses compagnons, mais sans trouver la force de les héler.
Il s'était préparé à la mort, creusant sa tombe et y plantant une croix après avoir composé sa complainte.
Il s'était ensuite enseveli avec ses dernières forces, attendant la mort en un lieu dit le Petit Rocher de la Haute Montagne.
La légende de Cadieux était tellement vivace que les coureurs de bois qui passaient sur l'Outaouais s'arrêtaient sur sa tombe pour prier,
entretenir la croix et prendre un copeau pour leur porter chance.
Certains accrochaient à un arbre proche une copie de la complainte écrite sur une écorce de bouleau.

À l'entrée du village de l'Île du Grand Calumet, un parc et un monument ont été érigé en l'honneur de cet héroïque coureur de bois
qui a fait le sacrifice de sa vie pour sauver les siens.
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   07.11.11 10:43

La chasse – galerie

Par :Honoré Beauregard
Avez-vous déjà entendu parler de la chasse - galerie? Ce sont des canots qui volaient dans les airs, poussés par le diable, il y a de ça ben longtemps. Ils transportaient des possédés du démon, surtout des gars de chantier. Peut-être ben qu'un jour les humains voyageront dans les airs comme on fait aujourd'hui en buggy ou en traîneau sur le chemin du roi. Mais il y a 50, 100 ans et même dans les anciens temps, on pouvait voyager dans les airs sur des tapis magiques, а califourchon sur des balais de sorcières ou en canot par la chasse - galerie: tous des moyens du diable.
J'avais tout juste 19 ans. C'était mon quatrième hiver dans un chantier. J'étais pas sacreur, mais ben macreau, ce qui a ben failli me perdre.
On était а la veille du jour de l'An, et c'était pas au p'tit gobelet qu'on s'passait le rhum comme а soir, mais а pleins barriquets. Rond comme un oeuf, je m'étais étendu sur mon lit tout habillé.

Tout d'un coup, je m'réveille-ti pas en sursaut. Qui est-ce qui se penche au-dessus de moi? La grande face а Jack Boyd, le foreman ; … Il était nouveau au chantier ce foreman-là. On l'avait jamais vu avant c't'année. Il nous avait acheté du rhum en masse pour le jour de l'An.
Il avait l'air d'un gars qui avait de l'argent.
Aimerais-tu ça voir ta blonde? … qu'il me dit. Je le regardais d'un air hébété Réveille-toi donc, qu'il me dit en me secouant de toutes ses forces et il était fort comme deux chevaux. Veux-tu la voir а soir, ta Lise?
Voir ma Lise, c'était pas possible. Elle habitait а Lavaltrie, а plus de cent lieues et je m'en ennuyais а mourir. J'aurais fait le trajet а pied et en plein hiver pour la voir, si j'avais pu laisser le chantier. Pis, j'aurais vendu mon вme au diable pour passer une nuit avec elle. Même que ça failli arriver, ce soir-là.
- Vous voulez rire, que je dis à Boyd. - Lavaltrie, c'est а plus de cent lieues. Ça prendrait plus d'un mois à faire le voyage à pied ou en traîne а cheval.
Y'en est pas question, me dit Jack Boyd. Nous ferons le voyage en canot dans les airs. Dans deux heures, nous serons а Lavaltrie. Nous irons au bal du village et а six heures demain matin nous serons revenus au chantier.
J'ai eu comme fret dans le dos: - Quoi, on ferait la chasse - galerie?
-Appelle-ça comme tu voudras, mon gars, me dit Boyd sans sourciller, ça n'a pas d'importance. Le principal, c'est d'avoir du bon temps а soir. Pour faire la chasse - galerie, il faut un nombre pair: 2, 4, 6 ou 8. Il y en a 7 de prêts а courir cette nuit. Tu seras le huitième. Fais-ça vite: les hommes nous attendent dehors et y a pas une minute а perdre.

Pis, comme s'il avait été sûr d'avance que je dirais oui, il ajouta :
- Mais avant de partir, pour pas éveiller les soupçons, tu vas faire comme de coutume: sur le coup de minuit, tu vas sauter la nouvelle année par-dessus le baril de lard, parce que t'es encore le plus jeune du chantier.
J'étais trop étourdi par le rhum … Eh ben oui, j'pouvais pas sauter le baril, comme je l'avais fait les années précédentes. Les gars finirent par accepter mes excuses. Jack Boyd, moi et deux autres, on sortit. Le ciel était clair et les étoiles brillaient а nous vriller l'âme. Mais il faisait un fret а faire gémir les arbres. Un grand canot sombre reposait sur la neige, près d'une cordée de bois. Quatre hommes du camp voisin nous attendaient, l'aviron а la main.
- Baptiste, tu connais ça la chasse - galerie: а la barre! commanda Jack Boyd.
Baptiste s'installa а l'arrière du canot. Et avant d'avoir eu l'éclair d'une pensée, j'étais déjа assis dans l'embarcation, avec les autres, tenant mon aviron ben serré. Baptiste nous lança d'une voix forte :
- Nous venons tous de faire un serment au diable et, vous l'savez, on fait pas de farces avec ça. C'est ben sérieux. Mais je sais d'expérience que si vous faites ce que je vais vous dire, on va s'en tirer facilement. Prenez ben garde а ce que j'vous dirai, par exemple. Autrement, on est fini, les gars. Pour commencer, pas de sacres ni de boisson. Ensuite, faut pas prononcer le nom de Dieu ni toucher а une croix de clocher, même pas en frôler une avec le canot ou avec nos avirons durant le vol. Entendu ?

- Oui, oui, entendu, répétèrent les hommes en choeur.
- Bon, а c't'heure, enchaîna Baptiste, répétez avec moi: « Satan, roi des enfers, nous te promettons de te livrer nos âmes si, d'ici six heures, nous prononçons le nom de ton maître et le nôtre, le bon Dieu, et si nous touchons une croix dans le voyage. À cette condition, tu nous transporteras, à travers les airs, au lieu où nous voulons aller et tu nous ramèneras de même au chantier. Acabris! Acabras! Acabram!… Fais-nous voyager par-dessus les montagnes.
À peine avions-nous répété ces paroles avec Baptiste que déjà nous sentions le canot s'élever dans les airs, par-dessus les camps, les arbres et, bientôt, les montagnes. Chaque coup d'aviron faisait filer notre canot comme flèche dans le vent. Le fret nous durcissait la face, engivrait les moustaches et les capots de chat sauvage et nous colorait le nez comme du boudin mal cuit. Les forêts nous apparaissaient comme des immenses taches d'ombre épeurantes sur une neige aveuglante de blancheur. Pas longtemps après, on vit un serpent géant et luisant comme un miroir qui relançait vers nous les reflets de la lune; c'était la Gatineau.
Puis, des maisons d'habitants nous apparurent, toutes petites d'où nous étions, faisant si ben partie de la neige tout autour qu'on pouvait les distinguer seulement aux lumières faibles qui perçaient de leurs fenêtres. On commença aussi à voir des villages, des clochers d'église qui brillaient dans le ciel comme des lances. Longtemps on fila par-dessus les forts, les villages, les rivières et les lacs, si vite qu'on laissait derrière nous autres comme une traînée de feu. Puis on vit des milliers de petites lumières tout près les unes des autres, comme si elles voulaient se réchauffer: c'était Montréal. Tout ça nous faisait une ben drôle d'impression.
Baptiste connaissait ben son chemin: il nous menait tout droit sur Lavaltrie. Tout d'un coup il nous crie:
- Attention, vous autres, on va atterrir bientôt dans le champ de Jean - Jean Gabriel, mon parrain. De lа, on trouvera ben quelque fricot ou quelque sauterie dans le voisinage … Bramaca! Irbaca!

Tout de suite après ces mots magiques, le canot plongea vers le sol et atterrit brusquement dans un banc de neige, près du bois de Jean - Jean Gabriel. On partit en file indienne vers le village. Il fallait qu'on s'ouvre un chemin dans une neige épaisse. On frappa la porte du parrain de Baptiste. Toute la famille était partie fêter. La fille engagée qui répondit а la porte nous dit que les vieux étaient à un snaque chez le père Robillard et que les jeunes fêtaient chez Batissette Augé, à la Petite - Misère, en bas de Contrecoeur, de l'autre côté du fleuve, où il y avait un rigodon du jour de l'An.
- On va chez Batissette! qu'on cria en choeur.
On revint au canot.
- Acabrоs! Acabras! Acabram!

… Fais-nous voyager par-dessus les montagnes! cria de nouveau Baptiste. Et nous voilà repartis pour la Petite - Misère, en navigant dans les airs comme des renégats que nous étions. Deux coups d'aviron et hop! on est déjà de l'autre côté du fleuve, au-dessus de la maison tout illuminée de Batissette Augé. Les sons ouatés du violon et des éclats de rire parvenaient jusqu'à nous et on voyait des ombres se trémousser à travers les vitres couvertes de givre: ça nous faisait frétiller d'avance.
On cacha le canot pas loin de la maison et on courut vers la chaleur, la danse, les chansons, les rires, les femmes, et la boustifaille. Baptiste nous conjura de ne pas boire et de ben surveiller nos paroles:
- Surtout, qu'il nous dit, pas un verre de bière et de fort. Aussitôt que je vous ferai signe, suivez-moi sans retard. Oubliez pas qu'а six heures, il faut qu'on soit revenus au chantier, sinon, malheur а nous! Vous m'entendez, les gars?

Ce fut le père Batissette lui-même qui vint ouvrir. On nous reçut à bras ouverts. On connaissait presque toute le monde qui se trouvait lа. On nous assomma de questions, tant les gens du village étaient surpris de nous voir lа quand on aurait dû être à plus de cent lieux. Baptiste se chargea de répondre comme il pouvait aux questions… pendant le premier quart d'heure, parce qu'après ça, il était déjà pas mal pompette et s'en fichait comme dans l'an quarante. Quant а moi, j'avais déjà reluqué ma Lise qui dansait avec un jeune faraud de Lanoraie, un dénommé Boisjoli. Je m'approchai d'elle et lui demandai si elle m'accorderait la prochaine. J'étais devenu comme timide avec elle, tellement que j'en avais l'air gauche а en sacrer. Mais, je vous l'ai dit au début, je ne sacrais pas. Je me contentai de rougir jusqu'aux oreilles. Feignant de ne pas s'en apercevoir (la bougraisse, elle était déjà plus délurée que moi!), elle accepta avec un sourire qui me fit oublier que j'avais risqué le salut de mon вme pour avoir le plaisir de me trémousser pendant quelques courtes heures avec elle.

Pendant deux bonnes heures d'affilée, une danse n'attendait pas l'autre. J'étais infatigable. Elle aussi. Jack Boyd m'offrit un verre de whisky blanc. Je refusai net. Comment pouvait-il nous offrir de la boisson quand il savait que ça nous était défendu d'en prendre? J'comprenais plus rien à ça, d'autant plus que je le voyais passer de l'un а l'autre, avec sa bouteille, offrant un verre par ci par là. Il allait même jusqu'а en offrir à Baptiste qui était depuis belle lurette rond comme un oeuf.
Un moment donné, Boyd vint m'avertir qu'il fallait partir tout de suite et sans dire bonsoir à la compagnie pour pas éveiller l'attention. Je voulais plus partir. Je voulais rester avec ma Lise. Rien à faire, qu'il m'a dit, « on est parti huit, huit on doit revenir, tout l'maudit équipage d'enfer. »
On partit comme des sauvages, les uns après les autres pour pas éveiller l'attention :
- Acabris! Acabras! Acabram! … Fais-nous voyager par-dessus les montagnes!

Notre canot s'éleva dans les airs sans difficulté. On refit le mкme chemin pour revenir au chantier de la Gatineau, mais avec bien des zigzags et des singeries, parce que notre Baptiste, il en menait pas large. Il était saoul comme un cochon et il fallait qu'on l'réveille à tout bout de champ, et quand on l'réveillait (il fallait ben: c'était le seul qui connaissait le chemin par coeur), il sacrait comme un damné, mais, heureusement pour nous, sans jamais prononcer le nom de Dieu. Autrement, on aurait pris une jolie plonge… probablement jusqu'en enfer: J'en tremble encore rien que d'y penser. On frôla des églises, des clochers, des croix, même une croix de tempérance qu'un évèque avait fait planter, mais sans jamais rien toucher. Y a pas à dire, on devait avoir un bon ange avec nous autres.
On finit par apercevoir le long serpent blanc de la Gatineau, mais il ne reluisait plus comme à l'aller, parce que la lune avait disparu derrière de gros nuages sombres. On distinguait surtout la rivière par les rangées de pins noirs en bordure des deux rives.

Comme j'avais hвte d'arriver! J'avais une peur noire et l'esprit retourné comme un cornichon dans le vinaigre. Qu'est-ce qui m'avait pris de risquer mon âme pour sauter quelques heures avec ma Lise? Surtout qu'elle devait se marier l'année suivante avec le p'tit Boisjoli de Lanoraie, le faraud qui l'accompagnait quand je l'ai demandée à danser. Probablement qu'elle m'en a voulu d'être parti comme un sauvage, sans lui faire mes adieux d'une façon convenable. Ce qui m'chicotte encore, c'est que je l'saurai jamais. J'en voulais à Jack Boyd, à Baptiste et surtout à moi, la sacrée cruche.

Comme on approchait du chantier, Baptiste fit une mauvaise manoeuvre: le canot prit une plonge et s'accrocha à un gros sapin. Nous voilà tous à dégringoler de branche en branche et on s'est ramassé tête première dans les bancs de neige. Mon Baptiste sacrait comme un démon. Qu'importe: on était sauf. Ma première pensée a été de remercier le ciel, mais je me suis toujours demandé si c'était le bon Dieu qui nous avait protégés ou ben le diable qui ne voulait pas encore de nous autres.
Le plus curieux de l'histoire, c'est que le lendemain matin, plus de Jack Boyd. Il avait disparu. On ne devait plus jamais le revoir. Quand, ce matin-là, j'ai rappelé notre aventure à Baptiste et à mes compagnons de voyage, personne ne s'en souvenait: les sacripants, ils avaient trop bu!

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Spirit
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   17.11.11 21:14

La légende de l’orignal volant

Bien avant l'arrivée des premiers hommes blancs, se trouvait au confluent des rivières Méchatigan
et Manosak un campement de la tribu Abénaquis.

Les Abénaquis fréquentaient cet endroit depuis de nombreuses lunes car ils y trouvaient
de la nourriture en abondance grâce aux deux rivières et à la forêt environnante.

La légende raconte que le fils du grand chef Metgermette, Mahanak, s'était lié d'amitié
avec un jeune orignal devenu orphelin quand sa mère voulut le protéger contre une bande de loups.

Lorsque Mahanak le trouva blessé et affaibli, le jeune orignal glissait lentement vers la mort.

Avec le temps, les deux amis devinrent inséparables. Un beau jour de printemps alors que Mahanak
et son ami revenaient au campement après une longue expédition dans les hautes terres des Etchemins,
ils durent dévier de leur route habituelle car la fonte rapide des neiges avait fait sortir la rivière Manosak
de son lit. En voulant contourner un rocher, les deux compagnons furent victimes d'un glissement
de terrain et se retrouvèrent à la rivière, emportés par le fort courant.

Mahanak réussit à s'agripper aux bois de l'orignal et monta sur son dos.
Voyant approcher les chutes du diable, Mahanak implora les esprits de la forêt de venir à son aide.

Reconnaissant la bonté du jeune Mahanak et le geste qu'il avait posé un jour en sauvant son ami,
les esprits aidèrent l'orignal à passer les chutes en demeurant à flot, sauvant Mahanak de la noyade.
Deux vieux chasseurs témoins de la scène rapportèrent que l'orignal avait descendu la chute tout doucement,
comme s'il avait des ailes.

Au cours de la nuit suivante, Mahanak fit un rêve. Les esprits de la forêt lui annoncèrent que son orignal
devait maintenant rejoindre le monde de ses ancêtres pour veiller sur tous les habitants de la forêt.
Il vit alors clairement son ami orignal lui faire un adieu de la tête et s'envoler lentement dans le ciel
en déployant de larges ailes. La légende raconte qu'au lever du jour, l'orignal avait disparu.
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fleche brisee
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   19.11.11 12:07

Spirit a écrit:
La légende de l’orignal volant

Bien avant l'arrivée des premiers hommes blancs, se trouvait au confluent des rivières Méchatigan
et Manosak un campement de la tribu Abénaquis.

Les Abénaquis fréquentaient cet endroit depuis de nombreuses lunes car ils y trouvaient
de la nourriture en abondance grâce aux deux rivières et à la forêt environnante.

La légende raconte que le fils du grand chef Metgermette, Mahanak, s'était lié d'amitié
avec un jeune orignal devenu orphelin quand sa mère voulut le protéger contre une bande de loups.

Lorsque Mahanak le trouva blessé et affaibli, le jeune orignal glissait lentement vers la mort.

Avec le temps, les deux amis devinrent inséparables. Un beau jour de printemps alors que Mahanak
et son ami revenaient au campement après une longue expédition dans les hautes terres des Etchemins,
ils durent dévier de leur route habituelle car la fonte rapide des neiges avait fait sortir la rivière Manosak
de son lit. En voulant contourner un rocher, les deux compagnons furent victimes d'un glissement
de terrain et se retrouvèrent à la rivière, emportés par le fort courant.

Mahanak réussit à s'agripper aux bois de l'orignal et monta sur son dos.
Voyant approcher les chutes du diable, Mahanak implora les esprits de la forêt de venir à son aide.

Reconnaissant la bonté du jeune Mahanak et le geste qu'il avait posé un jour en sauvant son ami,
les esprits aidèrent l'orignal à passer les chutes en demeurant à flot, sauvant Mahanak de la noyade.
Deux vieux chasseurs témoins de la scène rapportèrent que l'orignal avait descendu la chute tout doucement,
comme s'il avait des ailes.

Au cours de la nuit suivante, Mahanak fit un rêve. Les esprits de la forêt lui annoncèrent que son orignal
devait maintenant rejoindre le monde de ses ancêtres pour veiller sur tous les habitants de la forêt.
Il vit alors clairement son ami orignal lui faire un adieu de la tête et s'envoler lentement dans le ciel
en déployant de larges ailes. La légende raconte qu'au lever du jour, l'orignal avait disparu.
Merci Spirit.Il y a bien longtemp que mon grand pere (1898-1992)mavais raconter ces histoires et bien dautres,quelle bon souvenirs tu ma fait revivre.Et encore merci.
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viro
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   19.11.11 12:41

superbe !!!! merci de nous montrer ca et je vais les conserver pour moi et mon ptit fils c est trop cute
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danym
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   19.11.11 19:17

merci spirit,vraiment beau a lire
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Spirit
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   23.11.11 14:50


Ah ben MERCI !
Tout le plaisir est pour moi
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Mikael
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   23.11.11 15:09

Vraiment bon votre post M. Spirit, je l'ai placé dans mes favoris!! vin
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pepet
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   23.11.11 16:40

merci pour la legende tres beau recit
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Spirit
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   24.11.11 13:54


La légende du rapide de l'Orignal


Il existe plusieurs versions de la légende du rapide de l'Orignal, mais on s'entend généralement pour dire qu'il s'agit
d'une légende amérindienne puisque le patronyme existait déjà avant l'arrivée des premiers colonisateurs.
Pour souligner le fait que les Anishinàbeg et les Atikamekw1 vivaient, de façon nomade, sur ce territoire,
il y a quelques milliers d'années, voici une autre version de cette légende.

Il y a quelque cinq ou six mille ans, Ti-Canot et sa famille, de la nation des Atikamekw, vivaient au sommet du monde,
à la hauteur des terres, là où se partagent les eaux. Devant son tipi, fabriqué d'écorces de bouleau et de branches de conifères,
une rivière coulait vers le soleil qui se lève; derrière, une autre rivière coulait vers le soleil qui se couche.
Les vieux l'appelaient la rivière aux Lièvres parce qu'elle commence dans ces forêts de sapins poussant sur un tapis de mousse où les lièvres,
qui raffolent de ces petits arbres toujours verts, y courent en si grand nombre, l'hiver, quand ils sont blancs, qu'on dirait que la neige bouge.

Chaque année, à la lune des ouaouarons, la famille de Ti-Canot descend la rivière aux Lièvres pour aller au grand rassemblement
des nations sur Kichi Sibi, le grand fleuve dans les terres du pays des Outaouais. Là, elle échange ses fourrures de caribous, d'orignaux,
de pécans, mais surtout de castors, contre du maïs, du tabac, des colliers de pierre de couleurs et des pots de terre cuite.
C'est le long de cette rivière que Ti-Canot a vu Gros Panache, le plus grand de tous les orignaux sauter au-dessus du rapide.

Depuis ce jour, les autres enfants se moquent de lui en l'appelant celui qui a vu l'orignal voler. "Dans ses rêves, dans ses rêves, lui crient-ils."
Mais Ti-Canot, lui, sait bien ce qu'il a vu.

Ce jour-là, comme à chaque voyage vers le campement d'été, sa famille s'était arrêtée, juste avant le rapide où les grands pins se bousculent
pour se jeter dans la rivière fraîche, pour attendre là les autres familles de la bande. C'était la saison des hautes eaux qui cachent les rochers.
Il faut vider les canots et transporter fourrures et bagages jusqu'au bas du rapide dans la petite baie où boivent les orignaux.
Tout le monde travaille en silence en attendant l'éclaireur qui apparait soudain, au détour du sentier qui contourne le rapide,
en courant comme une bête traquée par les loups. Il dessine de ses bras levés une grande demi-lune. Aussitôt les chasseurs comprennent
que Gros Panache est dans la baie. Ti-Canot rit en silence car il verra enfin l'animal fabuleux dont les vieux racontent les ruses pendant
les soirées d'hiver devant le feu. Gros Panache est le plus rusé des animaux de la forêt et les bois qu'il porte sont aussi grands qu'un canot.
Tous les chasseurs qui l'ont poursuivi, même le grand-père de Ti-Canot, le meilleur de tous les chasseurs de la bande, l'ont perdu.

L'éclaireur montre par gestes qu'il y a trois bêtes : Gros Panache, une jeune femelle et le petit qui tremble encore sur ses pattes.
Pour protéger le petit, ils ne pourront pas courir vite, pensent les chasseurs en prenant leurs lances à pointe de pierre. Loup-Gris,
le plus vieux des chasseurs, dessine sur le sable l'embuscade. Un groupe contournera la colline pour couper la retraite des orignaux,
un autre partira de la rive pour fermer le piège. Ti-Canot, qui n'a pas l'âge d'apprendre à chasser, fera le guetteur au pied du rapide,
là où l'eau se repose. Si les bêtes échappent aux chasseurs, il les repoussera vers eux en criant et en frappant le tambour.

Ti-Canot descend le rapide et se met aux aguets. Bientôt le soleil tombe derrière la colline. Rien. Pas de bête. Pas de chasseurs.
Ti-Canot rêve à l'été qui vient, Nipin, et aux poissons blancs qu'il pêchera et fumera. À la pâte de bleuets que sa mère préparera
et qu'ils feront cuire l'hiver prochain. Aux jeux avec les autres enfants des bois. Puis, soudain, il entend un bruit qui se rapproche et qui grandit,
un bruit plus fort que tous les tambours de la bande qu'on battrait de plus en plus vite. Il se lève et regarde vers le rapide.
Alors il voit Gros Panache sortir de la forêt et voler comme un oiseau au-dessus du rapide. L'orignal tombe difficilement sur ses pattes sur l'autre rive,
se relève, et brame triomphalement vers le ciel.

Quand les chasseurs revinrent, Ti-Canot leur raconta ce qu'il avait vu. Certains se moquèrent, d'autres croyaient déjà aux pouvoirs de cet orignal fabuleux.
Ti-Canot, lui, était loin de se douter qu'il avait nommé un lieu qui deviendrait un village et une histoire qui resterait pour toujours dans la mémoire
des habitants de ce pays.

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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   10.12.11 11:58

La Fête de Noël !
Réalité, conte ou légende ?

Il est bon de savoir que tout à commencer par la naissance du petit Jésus de Nazareth.


Le mot Noël vient du latin «natalis », qui signifie « natal », c’est la célébration de la naissance du Christ.
Mais quand exactement est-il né ? On pourrait penser que ce fut le 25 décembre de l’année 0.
Mais ça ne semble pas exacte, car notre calendrier est loin d’être assez parfait pour avoir une telle précision.
D’après des données historiques, et le témoignage des apôtres du Maître Jésus, on peut en déduire que Jésus
est né vers l’An 6 ou 7 avant le commencement de notre ère.

Le 25 décembre, c’est un jour qui a été fixé vers l’année 300 par Rome pour des raisons de commodité.
Cette date correspondait parfaitement avec une grande fête païenne le
« Soleil invaincu » (célébrée en l’honneur du retour des jours plus longs, puisque le 21 décembre est le jour
le plus court de l’année, et qu’après cette date, les jours s’allongent) Ainsi, il était plus facile de convertir les gens,
car ils pouvaient toujours faire leur fête à la même date. Pas bête hein !!!

Le Christ est né dans le village de Bethléem, Joseph et Marie ont été amenés là par le grand recensement
ordonné par César, en l’an 8 avant Jésus-Christ. Ils sont partis de leur village de Nazareth et ont marché
quatre jours pour se rendre à Bethléem. Lieu où selon les écritures l’enfant-Dieu devait naître.

Ensuite il y eu le Sapin de Noël !


D’où vient cette coutume, cette idée, d’installer un arbre couvert de décorations
pour la fête de Noël ? Plusieurs hypothèses sont donner, l’une d’elles remonte très loin, vers les années 615,
elle a été retrouvée dans un très, très vieux manuscrit…

Il semblerait qu’à cette époque vivait un moine Irlandais, du nom de Saint Colomban, ce dernier se rendit
en France pour y construire des monastères. Mais en plus de cela, il était aussi missionnaire, c’est-à-dire qu’il
se promenait à travers la France et l’Italie pour parler du Christ. À cette époque,
l’Europe était païenne et ne connaissait pas Dieu.

Un jour qu’il était dans une ville où personne ne venait écouter l’Évangile, il eut l’idée du sapin,
le seul arbre encore vert à cette période de l’année, car on était en hiver. Il monta sur une montagne
voisine et garnit les branches d’un gros sapin avec des torches qu’il alluma toutes à la fois le soir venu.
Cela se passait aux alentours de Noël. Les citoyens furent bien intrigués de voir cet arbre illuminé et
accoururent pour se rendre compte de ce qui se passait. Ils trouvèrent là le moine Colomban,
qui leur raconta comment Jésus était né dans une étable pour notre salut,
et il réussit à en convertir un grand nombre.

Pour commémorer cette conversion, chaque année les nouveaux chrétiens installèrent des sapins illuminés à Noël.
D’autres ont suivi l’exemple, et la coutume s’est rendu jusqu’à nous !
La Fête de Noël est d’abord et avant tout la fête du petit Jésus et de tous les petits enfants du monde.
Dans Luc 18, 15-17 il est écrit :
On amena les petits enfants, afin que Jésus les touche. Mais les disciples, voyant cela, reprenaient ceux qui les amenaient.
Et Jésus les appela, et leur dit : « Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas; car le royaume de Dieu
est pour ceux qui leur ressemblent. » Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu
comme un petit enfant n'y entrera point.

Et il y a bien sûre le Père Noël !
Connaissez-vous bien l’histoire du cet homme légendaire ???

Le Père Noël c’est le confident des petits enfants !

Selon certains, ce bon bonhomme a débarqué en France avec l’arrivée des Américains.
Son arrivé date de la mode des grands sapins illuminés aux carrefours et dans les rues des villes,
le Père Noël n’est pas aussi vieux qu’il le laisse paraître. Malgré l’opposition de l’Église catholique à son égard,
mais fortement promu par les medias, il s’est vu petit à petit parvenir à la première place, détrônant Saint-Martin,
éclipsant quelque peu et de plus en plus Saint-Nicolas, balayant le bonhomme Janvier, surpassant Tante Arie
dans la région de la France, supplantant même « le petit Jésus ». A chacun, il a emprunté quelques traits typiques.
Ainsi, comme la Tante Arie, il aime particulièrement pénétrer dans les maisons par la cheminée ou les traits
de Saint-Nicolas il a l’âge et la barbe…

Pourtant, le père Noël est unique, son habit est anglo-saxon. C’est un vieillard bien, un gaillard à la grande barbe blanche,
vêtu d’une grande habit rouge bordée de fourrure et coiffé d’un bonnet rouge également agrémenté de fourrure immaculée,
il porte une hotte sur son dos, remplie, et même souvent débordante de jouets.
Il se déplace à travers les airs sur un traîneau tiré par des rennes.
Les rennes du Père Noël ont longtemps été au nombre de huit :
« Dasher », « Dancer », « Prancer », « Vixen », « Comet », « Cupid », « Dunder » et « Blixen ».
Ces dernières avaient la fâcheuse habitude de se perdre dans le brouillard.
Donc, un neuvième renne vint rejoindre l'équipe, « Rudolph », le petit renne au nez rouge.
Son nez brille tellement qu'il guide le traîneau.


Rudolph, le renne au nez rouge
A un nez très brillant.
Si jamais vous le voyez,
Vous croirez même qu'il reluit.

Et tous les autres rennes
Avaient l'habitude de rire et se moquer de lui.
Ils ne laissaient jamais le pauvre Rudolph
Se joindre à leurs jeux.

Alors une nuit de noël où il y avait du brouillard
Le Père Noël vint le voir et lui dit :
Rudolph avec ton nez si brillant
Tu pourrais guider mon traîneau cette nuit ?

Et alors tous les rennes l'ont aimé
Et ils ont crié avec allégresse,
Rudolph, le renne au nez rouge,
Tu vas entrer dans l'histoire !


Les rennes sont des animaux domestiques qui vivent essentiellement en Laponie.
Cet endroit se situe en grande partie au-delà du cercle polaire arctique, à cheval sur la Norvège,
la Suède et la Finlande. Leurs cousins du Canada, sont les caribous.
Les rennes sont des cervidés comme le cerf de nos forêts. Leur principale nourriture d’hiver est le lichen
qu'ils trouvent sous la neige. Au printemps, ils mangent des pousses d'arbres et d'arbustes.
Ils vivent dans un climat très rigoureux, la température pouvant descendre jusqu'à -50°.

Leur pelage est composé de longs poils et d’un sous-pelage laineux. Ils ne sont pas élevés pour traîner le Père Noël,
mais pour fournir de la viande aux lapons. Leur élevage se fait dans des grandes étendues non clôturées
et pour savoir où ils sont, les éleveurs utilisent des colliers à puces et le GPS !
Son traîneau attelé de rennes tintinnabulant et fendant les airs convient fort bien à notre bonhomme...
qui dépose, durant la nuit de Noël, tous les cadeaux au pied de la cheminée ou du traditionnel sapin.

Autrefois, il s’agissait de peu de choses; les sabots souvent fait de bois, étalent déposés près de l’âtre de la cheminée
avant d’aller se coucher. Le lendemain matin, les enfants découvraient dedans des gâteaux, des friandises.
En fait, dès l’Antiquité, il était de tradition de s’offrir des cadeaux au moment du solstice d’hiver. Par la suite,
ce sont les seigneurs dans les campagnes, les bourgeois dans les villes qui distribuaient aux enfants quelques gâteries.
Peu à peu, l’habitude étant acquise, on leur a substitué quelques personnages légendaires et puisque c’était Noël,
on a aussi imaginé que Jésus, enfant parmi les enfants, pouvait se charger à son tour d’apporter la joie sous forme de cadeaux.
Contrairement à d'autres personnages de fiction, le père Noël est habituellement présenté aux enfants comme étant
un être réel. Selon les familles, la tradition veut, soit que l'enfant fasse une liste de cadeaux qu'il désire pour Noël,
soit que le père Noël décide « lui-même » quels cadeaux l’enfant s’est mériter.

Crois-tu au Père Noël ???
Est-ce que tu as déjà essayé de lui écrire ??? Essai tu verras !
Le Père Noël demeure à l'adresse suivante :
Père Noël
Pôle Nord
H0H 0H0
Canada

La Société canadienne des postes se charge de répondre à des milliers de lettre.
Plus de 13 000 employés bénévoles de la SCP, aidés par des interprètes,
ajoutent une petite note personnelle à la lettre pré-imprimée qu'ils envoient,
afin de répondre à plus d'un million de lettres qui sont envoyées annuellement
à cette adresse.

Ce gentil bonhomme habiller de rouge, avec sa barbe toute blanche,
fait rêver jeune et moins jeune depuis la nuit des temps.
Les enfants du monde et même les grands lui attribue différents noms…
« Père Noël » « Papa Noël » « Frère Noël » « Santa Claus » « Petit Jésus » « Enfant Jésus » « Le Père Hiver »
« Grand-père Noël » « Grand-père Hiver » « Grand-père neige » « Homme-Noël » « Bon vieil homme »
« Le vieil homme de Noël » « Le vieillard Sheng-dan » « San Nicolas » « Saint-Basil » « Monsieur Noël »

Mais peu importe le nom que tu donnes à ce bon vieillard…
Il continuera inlassablement de diriger ses rennes avec beaucoup de bonheur…

Et la nuit de Noël, si tu tends bien l'oreille, tu entendras peut-être le Père Noël fredonner une de ses chansons préférées
ou peut-être entendras-tu tinter une des clochettes de son merveilleux traîneau rempli de jouets.
De plus, si tu observes bien le ciel la nuit de Noël, tu verras peut-être un petit point brillant et lumineux qui bouge...
Il annonce l'arrivée du Père Noël guidé par Rudolph, son petit renne au nez rouge...

C’est la magie de Noël ! Une très belle tradition…
Lorsque l’on entend le mot Noël, les yeux des enfants s’illuminent et le cœur des hommes s’attendri.


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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   11.12.11 18:34


Le petit renne au nez rouge !



Il était une fois un joli renne qui était mort de froid.
Le pauvre petit renne se nommait Rudolf et il avait un joli nez rouge.
La mère de Rudolf était décédée car un chasseur l'avait abattue.
Rudolf était très peiné de sa malchance, il s'était donc réfugié dans la forêt.
De là, le petit renne s'est dit qu'il allait avoir de la peine tranquille et sans que
ses amis lui posent sans arrêt des questions. Il sentait le besoin d'être seul.

Quelques jours plus tard, un ange descendit du ciel et rejoignit Rudolf.
Il lui demanda pourquoi il était seul dans la forêt en plein hiver et surtout
pourquoi il pleurait. Rudolf lui dit tout ce qu'il avait dans le cœur et
curieusement il se rendit compte que ça lui faisait du bien.
Tout en se vidant le cœur, il pleurait. L'ange l'écouta avec beaucoup d'attention.
Quand Rudolf eut fini de dire ce qui avait à dire, l'ange lui dit qu'il connaissait
un homme qui pourrait l'aider à surmonter sa peine. Et surtout à quitter la forêt
glacée.

Se disant qu’il n’avait rien à perdre, Rudolf, accepta de suivre l'ange.
L'ange, du nom de Véronique, amena Rudolf chez le père Noël.
Véronique expliqua l'histoire de Rudolf au Père Noël et le bon vieillard
accepta de le prendre sous son aile.

Il commença par lui donner à manger car Rudolf avait terriblement faim.
Le Père Noël lui présenta ses autres rennes tous dans le même état que lui.
Par la suite, le Père Noël lui demanda s’il accepterait de tirer son chariot
avec ses nouveaux amis… Et, Rudolf accepta sur le champ…

Le Père Noël remarqua cependant le joli petit nez rouge du renne et se dit que
ce serait bien que Rudolf soit le premier renne à tirer son magnifique chariot.
Et, il arrangea son attelage pour que le petit renne soit attelé à l’avant.

Depuis ce temps, cela fait déjà plusieurs années, Rudolf devint
le renne du Père Noël et il dirige fièrement le chariot du père Noël…
Même par temps froid ou dans l’épaisse couche de bouillard…

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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   06.01.12 21:14



La légende du Carcajou
De mémoire d'aînés, jamais les familles n'avaient connu un hiver aussi difficile.
Les tempêtes succédaient aux tempêtes et les grands froids ne relâchaient jamais. De jour en jour, les provisions,
accumulées pour survivre jusqu'au printemps diminuaient à vue d’œil.

C'est pourquoi, un bon matin, malgré la poudrerie qui hurlait dans les grandes épinettes noires,
INNU décida de quitter sa famille et d'aller à la chasse. Au sein de son clan, INNU était reconnu
comme un chasseur valeureux et d'une très grande habileté.

Après plusieurs jours de marche en raquette dans la neige épaisse, le froid et la tempête, INNU n'avait vu aucun animal
avec lequel il aurait pu nourrir sa femme, ses enfants et leur famille. L'homme était découragé et se résigna alors à retourner chez lui.
Rebroussant chemin, sur ses traces, il entendit hurler des loups tout près de lui.

Retenant son souffle, glacé par le froid et la peur, INNU se demanda pourquoi les loups ne le dévoraient pas.

À travers les flocons de neige qui tournoyaient, INNU vit la meute de loups qui faisait un cercle autour de lui.
Lentement, le chef de la meute s'approcha et lui adressa la parole. Fixant l'homme dans les yeux, il lui dit: « INNU,
je t'offre de chasser avec nous et de partager toutes les captures que nous ferons ensemble mais tu devras obligatoirement
respecter ta parole sans quoi nous te lancerons un sort ».

Après un court instant de réflexion, pendant lequel il pensa très fort à sa famille, INNU conclut l'entente avec les loups.
Le chasseur était satisfait, mais il ne pouvait s'empêcher de se méfier.

Le lendemain, profitant d'une accalmie, INNU et les loups firent une chasse très fructueuse. À la tombée du jour, ils décidèrent,
d'un commun accord, de bivouaquer pour la nuit. Mais, l'oreille aux aguets, INNU mijotait d'autres projets dans sa tête.
Attendant que les loups se soient tous endormis, il profita de la noirceur de la nuit pour s'enfuir avec les fruits de leur chasse.
Les loups veillaient cependant aussi sur cette viande qui allait assurer leur survie.

INNU n'avait pas respecté l'entente et les loups, tel que convenu, lui lancèrent une malédiction. Le chasseur fut aussitôt changé en carcajou.
Il eut beau retourner à sa famille mais personne ne le reconnut puisqu'il était désormais un carcajou.
Il fut donc obligé de s'exiler et de vivre, en solitaire, dans la profondeur des bois.

C'est pourquoi le carcajou, parce qu'il a perdu sa famille à jamais, est un des plus féroces de nos mammifères terrestres.

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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   06.01.12 21:22



Mots d'origine amérindienne

Vous trouverez dans ce lexique des mots d’origine amérindienne.
Nous avons inséré entre parenthèses ce à quoi ils réfèrent dans la vie de tous les jours (ville, rivière, etc..)
et ensuite la traduction ou la signification du mot en question.

• Ashuapmuchuan (rivière)
Là où l’on guette l’orignal

• Babiche : Petit fil / coupé fin / corde
La babiche est constitué d’intestins et autres parties des animaux que les amérindiens utilisent pour fabriquer les raquettes.

• Canada
Village là où j’habite

• Chibougamau (ville)
Lieu de rencontre

• Chicoutimi (ville)
Jusqu’où c’est profond

• Esquimaux (peuple amérindien du Grand Nord)
Ils mangent cru

• Ilnu / Ilunatsh (singulier/pluriel)
Nom amérindien des Montagnais, signifie Homme

• Kénogami (lac)
Lac long

• Kiwanis (groupe d’entraide)
Il est dissipé / il est trop bruyant

• Manitou
L’esprit de l’esprit / l’être supérieur

• Mashteuiatsh (municipalité)
Là où il y a une pointe

• Métabetchouan (rivière et municipalité)
Courant qui se jette dans le lac

• Mistassini (ville et rivière)
Grosse roche

• Ouananiche (salmo salar ouananiche - saumon d’eau douce)
Égaré / en-dehors de son milieu
(Poisson typique d’ici, truite qui aurait évoluée suite au retrait des eaux salées pour devenir la Ouananiche.
Voir rubrique « Fjord, unique en son genre » et « Lac Saint-Jean, véritable mer intérieure » pour plus de détails).

• Ouiatchouan (rivière et ancien nom de la communauté de Mashteuiatsh)
Remous

• Papinachois
Il fait des farces / il en rit beaucoup

• Péribonka (rivière et municipalité)
Rivière creusant le sable

• Pichou (course et sorte de souliers)
Lynx

• Piékuagami (nom amérindien du Lac Saint-Jean)
Lac peu profond

• Québec (province et ville)
Rétrécissement / escarpement

• Saguenay (rivière, fjord et ville)
Eau qui sort / d’où l’eau sort

• Shipshaw
Rivière enfermée

• Tadoussac (municipalité)
Mamelles (en référence aux caps qui entourent l’embouchure du Saguenay où les baleines viennent se nourrir).

• Windigo (légende)
Le géant cannibale de la forêt

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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   06.01.12 21:37

berlingo

la ou sort le lait
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   13.01.12 13:37

ou comme dirait Richard Desjardins:
Abitibi: la ou l'asphalte fini... Laughing
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   15.01.12 21:37

La légende du Huart !



Le huart à collier
On dit que chaque lac du Québec a son huart, un oiseau marin qui porte un collier de plumes blanches
sur sa robe noire. Voici cette légende amérindienne qui nous raconte d’où vient ce collier.

Les forêts québécoises abritent une multitude de lacs...

Au bord d’un de ces lacs vivait autrefois une tribu amérindienne. Le chef Onas habitait
la plus grande loge avec sa femme Niska et son fils Napiwa.
La forêt donnait du gibier en abondance, le lac des poissons en quantité, et le maïs cultivé
de quoi nourrir tout le monde à satiété. Chacun accomplissait les tâches dictées par la tradition:
la vie se déroulait paisiblement au rythme des saisons.

Mais une croyance respectée par tous semait l’angoisse parmi les membres de la tribu, grands et petits.
Cette croyance voulait que le dieu huart règne en maître sur la nuit. À la tombée du jour,
lorsque son chant parvenait aux oreilles des hommes, c’était le signe que personne ne devait sortir de sa loge
ou de son abri de trappe. Le Grand Huart punirait sévèrement celui qui braverait ses lois car la nuit
était son royaume exclusif.

Le sorcier de la tribu entretenait cette crainte en parlant de punitions terribles:
"Si l’un de vous ose sortir, il sera emporté dans le royaume de la nuit et jamais plus il ne reverra les siens",
répétait-il à tout moment.

Ainsi quand, à la brunante, on sentait descendre l’obscurité, chacun attendait le chant du huart
en achevant ses tâches. Aussitôt que le chant mélodieux se faisait entendre, on s’empressait de ranger
les canots au sec et tous se réfugiaient à l’intérieur des loges. Personne n’avait jamais osé sortir
et regarder la nuit en face.

Or, Onas avait un fils à qui il enseignait avec fierté tout ce qu’il faut savoir pour devenir un grand chasseur
et, plus tard, un chef sage et courageux. Sa femme Niska aimait beaucoup son fils.
Elle passait ses journées à le regarder grandir et à lui broder de beaux mocassins et d’amples tuniques de peau.
Napiwa avait quinze ans et il avait déjà fait ses preuves comme chasseur et comme guerrier.
Tous vantaient sa valeur et son endurance. Depuis quelque temps Napiwa s’était mis à réfléchir.
Il était terriblement agacé de voir sa tribu accorder foi aveuglément à cette croyance à propos du dieu huart
et de la nuit. Il refusait d’y croire. Il interrogeait les anciens, il essayait de discuter, de comprendre ;
mais tout le monde prenait peur quand il abordait le sujet.

Alors, un jour, n’y tenant plus, il dit tout haut ce qu’il pensait:
"Je ne crois pas ce que nous enseigne le sorcier à propos du Grand Huart !"
"Comment?" s’écria son père, "tu oses contredire le sorcier ? Malheur à toi mon fils.
Que le Grand Huart ne t’entende pas !" Napiwa n’osa pas répondre à son père.
Mais pour lui tout seul il pensa: "Cette nuit je sortirai voir la lune et les étoiles que je ne connais pas.
Au diable le Huart."

Lorsque tout le monde fut endormi, Napiwa se leva sans bruit et sortit de la loge. Le cœur battant,
il regarda la lune et admira les étoiles. Il prit un canot et un aviron et s’enfuit sur le lac.
Au matin, un des chasseurs courut avertir le chef qu’il manquait un canot. Onas se leva.
"Quelqu’un a-t-il quitté le village ?" demanda-t-il. "Je ne sais pas", répondit le chasseur.
Alertée par le bruit des voix, Niska se retourna vers le lit de branches de sapin où dormait Napiwa.
Il était vide ! Avant même de regarder, elle avait su dans son cœur que Napiwa était allé braver le Huart.
Elle n’osa rien dire. Mais quand Onas constata l’absence de son fils, il se fâcha.

"À cette heure-ci, il doit être déjà mort. Le sorcier va préparer la cérémonie des morts",
dit-il sans manifester d'émotion. Le sorcier se retira dans sa loge pour faire ses préparatifs
et invoquer les esprits. "L’offense est grave", dit-il.
"Il faudra soigner les offrandes aux dieux pour réparer la faute de Napiwa."
Mais Niska refusa d’accepter si vite la mort de son fils chéri.
"Le huart l’a peut-être épargné. Pourquoi ne pas envoyer quelqu’un le chercher ?"
"Où chercher ? Au royaume de la nuit ?" répondit Onas irrité de son audace.
"Sur le lac", dit Niska.

Mais elle voyait bien que ni les chasseurs, ni le sorcier, ni son mari ne conservaient l’espoir
de retrouver Napiwa. Leur crainte du Grand Huart était telle qu’ils ne pouvaient que s’incliner
devant sa puissance. Tandis que pour elle, sa tendresse pour son fils l’emportait sur tous les autres sentiments.
Bien sûr elle aussi craignait et respectait le dieu huart et la puissance des manitous.
Mais son cœur de mère refusait d’accepter la fatalité et la perte de son fils.
"Quand le soleil sera droit sur nos têtes, si Napiwa n’est pas de retour, j’enverrai un canot à sa recherche",
dit enfin Onas pour calmer sa femme.

Puis chacun, au village, reprit ses activités. Niska, rongée par l’inquiétude, s’en alla au bord du lac.
Elle marcha longtemps sur la berge, scrutant l’eau profonde, là-bas au milieu du lac, où chaque soir
le huart lançait son chant-signal.
Elle chercha en vain un indice qui lui révélerait la présence de son fils. "Était-il pensable qu’un manitou
puisse tuer un jeune homme si beau, si plein de promesses ?" se demandait-elle. "Non, ce n’était pas possible:
le Huart ne pouvait être cruel à ce point."

Tout en marchant, Niska ramassa sur la grève un caillou blanc. Elle se mit à le tourner
et à le retourner dans sa main comme pour combattre par ce geste son angoisse et son inquiétude.
Puis elle frotta le caillou contre une pierre dure, tout en continuant d’épier le moindre mouvement autour du lac.
Lorsque le soleil fut au zénith, Onas envoya un canot avec deux des meilleurs chasseurs de la tribu
à la recherche de Napiwa. Tout le temps qu’ils furent partis, Niska continua de polir le caillou blanc,
qui devint lisse et brillant. Machinalement, elle y perça un trou et l’enfila sur une lanière de cuir qu’elle
glissa à son cou.

Le soir arriva et les chasseurs revinrent au village sans Napiwa. Niska et les autres se dépêchèrent
de rentrer avant la tombée de la nuit. Onas essaya de la raisonner. Mais elle ne voulait pas accepter
la mort de son fils. "Demain, tu enverras encore un canot le chercher", pria Niska.
Onas accepta malgré sa résignation, car lui aussi avait beaucoup de chagrin d’avoir perdu son fils.
Pendant les cinq jours qui suivirent Onas envoya un canot, puis deux canots à la recherche de Napiwa.
Ils partaient le midi et revenaient le soir sans rien rapporter.

Niska, elle, marchait, marchait autour du lac sans jamais perdre espoir. Chaque jour, elle ramassait
un caillou blanc sur la grève et le frottait contre une pierre pour s’occuper. Le soir elle le perçait d’un trou
et l’enfilait sur sa lanière.

Le sixième jour, bien avant le coucher du soleil, Niska entendit des voix venir du lac
et le bruit des pagaies dans l’eau. Son cœur bondit dans sa poitrine. Elle se mit à courir.
Toute la tribu descendit vers le lac pour accueillir les canots. Même le sorcier qui avait été forcé
de retarder la cérémonie des morts vint voir ce qui se passait. On avait retrouvé Napiwa vivant !
Napiwa sortit du canot et marcha dans l’eau vers le rivage. Tous le regardaient avancer en silence.
Niska s’élança vers lui pour l’embrasser. Puis on l’entoura et il se mit à raconter :

"Le ciel était noir, noir, mais des milliers d’étoiles brillaient. Je ne me lassais pas de les regarder mais
mon canot a chaviré. Je ne voyais rien, je ne sentais rien. J’ai essayé de nager mais d’étranges remous
m’ont emporté. Mon canot a disparu. J’ai crié puis... je ne sais plus. Quand j’ai ouvert les yeux j’étais au sec
dans un nid de branches et de feuilles. Le Grand Huart se tenait près de moi. Il m’a parlé tout doucement.
Il m’a apporté du poisson à manger et de l’eau à boire. Petit à petit mes forces sont revenues.
Le huart ne semblait pas offensé de ma bravade, au contraire. Je me sentais bien chez lui ;
je ne pensais même pas à partir. Puis aujourd’hui, j’ai vu les canots et je me suis souvenu..."
Niska se leva et alla vers son fils.

"Viens", dit-elle.
Elle l’entraîna vers le rivage et lui fit signe de ne pas bouger. Sous les yeux de tous,
Niska prit un canot et s’en alla toute seule vers le milieu du lac. Personne n’osait rien dire,
pas même Onas, pas même le sorcier. Sur le visage de Napiwa, qui la suivait du regard,
se dessinait un sourire.

Niska fila sur l’eau et le chant modulé du huart retentit tout à coup.
Tous les gens massés sur la grève frissonnèrent. Le huart lançait son signal et pourtant
la nuit était encore loin ! Qu’est-ce que ça voulait dire ?
Niska continua d’avancer. Sans même agiter la surface de l’eau, le huart apparut devant le canot.
Niska s’arrêta de pagayer. Elle retira de son cou le collier de cailloux blancs qu’elle avait polis et repolis
tout au long de sa douloureuse attente. Elle se pencha vers le huart qui se tenait immobile sur l’eau sombre.
Puis elle lui glissa au cou le collier qu’elle avait façonné. Elle murmura simplement : "Merci"

On dit que c’est depuis ce jour que les huarts ont autour du cou un magnifique collier de plumes blanches.
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   15.01.12 22:22

spirit

j,ai lit les 2 dernière légendes et ,ca fait rêver quand ont entre dans l,histoire . study

ont a beaucoup a apprendre des animaux et des coutumes indienne ....
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Spirit
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   16.01.12 10:09

JIPI

Pour notre apprentissage, tu a bien raison...

Bonne journée
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pepet
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   16.01.12 11:22

merci pour ta légende sur le carcajoue j en avais deja entendu parler tu reveil des souvenirs de mes vieux ancêtres
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   20.01.12 16:14


Pepet

Ce sont des légendes qui me passionne aussi !!!

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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   20.01.12 16:34

La legende de Loup blanc !!!



L'histoire que je vais vous raconter remonte à la nuit des temps.

A cette époque, la terre était recouverte de vastes forêts sans fin, certaines étaient inextricables
et les voyageurs égarés retrouvaient rarement leur chemin.
En ces temps là, les loups vivaient nombreux, ils formaient des clans très hiérarchisés, intelligents,
forts et courageux, ils n'avaient d'autres ennemis que les hommes.

Les hommes quant à eux nourrissaient une haine profonde envers les loups et lorsqu'ils
se trouvaient face à face, il était rare que tous deux survivent à cette rencontre.
A peine l'enfant des hommes marchait, qu'il avait appris à haïr le loup.
Chaque décennie écoulée, les loups, uniquement les chefs de clan et quelques élus
entreprenaient le grand voyage. De toutes les régions du Nord de l'hémisphère,
ils convergeaient en un même lieu, une vaste clairière au centre d'une forêt profonde et noire,
quelque part dans un pays que l'on appellera plus tard la France.

Certains venaient de très loin, c'était le grand rassemblement au cours duquel les loups mâles et femelles
encore solitaires allaient sceller une nouvelle alliance, ils venaient là trouver le compagnon d'une vie.
Les chefs partageaient leur savoir et les jeunes bâtissaient leur descendance.

Cette année là, Loup blanc, chef de clan encore solitaire venait pour y trouver une compagne,
chemin faisant il pensait au lourd secret qui était le sien.
Quelques mois plus tôt, au cours d'une chasse, il avait découvert une jeune femme évanouie dans
la neige fraîche. Il s'était approché d'elle doucement, avec méfiance comme on lui avait toujours appris,
de longues minutes s'étaient écoulées ainsi, quand soudainement la jeune femme bougea,
elle entrouvrit les yeux et loin d'être terrifiée par la vue du loup, elle lui sourit.

Elle tendit une main et caressa la fourrure de l'animal, celui-ci accueillit cette marque d'affection
d'abord avec surprise puis bientôt avec plaisir. Sans savoir qu'il pouvait la comprendre, elle lui expliqua
sa peur lorsqu'elle s'était vue égarée dans la forêt, en entendant du bruit, elle s'était mise à courir
sans voir une grosse branche qui barrait le chemin, elle avait trébuché lourdement et s'était évanouie.
Tout en lui parlant elle n'avait cessé de le caresser. Elle le regarda droit dans les yeux et lui demanda
de l'emmener jusqu'au village, seule dit-elle, je ne retrouverai jamais ma route.
Il s'exécuta, il la reconduisit jusqu'à l'entrée du village et longtemps il resta là, à la regarder partir,
même lorsqu'il ne pouvait plus la voir.

De retour dans la tanière du clan, il comprit qu'il ne serait plus jamais le même, jamais plus
il ne verrait les hommes de la même manière.
Il se prit même à revenir guetter l'entrée du village dans l'espoir de l'apercevoir.

A de nombreux kilomètres de là, une louve et son frère cheminaient au côté d'un chef de clan,
ils faisaient eux aussi route vers le grand rassemblement.
La louve Calypsone venait y faire alliance, elle l'espérait depuis longtemps mais depuis l'été dernier,
elle était habitée par la peur, son chemin avait croisé celui d'un gentilhomme blessé, au lieu de le dénoncer
à la meute comme il se doit, elle l'avait caché, recouvert de feuilles et de branchages et l'avait nourri jusqu'à
ce qu'il puisse se débrouiller seul.

L'homme n'avait jamais manifesté la moindre crainte face à la louve, au contraire il aimait à lui parler,
à la caresser, il lui faisait des confidences comme il l'aurait fait à un des ses semblables.
Il rêvait d'un monde où les hommes et les loups feraient la paix, un monde où la haine de l'autre
n'existerait plus. Un soir alors que Calypsone venait le retrouver, il était parti en laissant sur le sol son écharpe,
un peu de son odeur qu'elle prit plaisir à renifler.

Souvent, depuis lors, elle venait s'allonger au pied de l'arbre qui avait été le témoin de leur amitié.
La clairière sacrée était prête, tous les participants s'étaient rassemblés en plusieurs cercles,
au milieu se trouvaient les solitaires, il était de coutume de s'observer et lorsqu'un loup mâle trouvait
une louve à sa convenance, il s'avançait au milieu du cercle, puis de là en rampant il se dirigeait vers l'élue.

Ce soir sacré, lorsque Calypsone aperçu Loup blanc, elle reconnut immédiatement le compagnon
qui habitait ses rêves, celui qu'elle avait toujours attendu.
Aussi, bousculant toutes les règles, elle s'avança vers lui, sans crainte, le regardant au fond de ses
prunelles dorées. Loup blanc, comme s'il avait toujours su ce qui allait arriver, accepta Calypsone
comme compagne sans se formaliser de la façon cavalière qu'elle avait utilisée pour arriver à ses fins.
La nuit même leur union fût scellée. Le grand sage donna son accord après avoir vérifié qu'ils n'appartenaient
pas au même clan et que leurs deux statures s'harmonisaient entre elles.
La louve fit ses adieux au clan qui l'avait vu grandir et se prépara au voyage de retour.
Leur périple fût sans histoire. Inconsciemment ou pas, Loup blanc construisit leur gîte non loin
de l'endroit où il avait découvert la jeune femme l'hiver dernier.

Au printemps de l'année qui suivit, Calypsone donna naissance à deux louveteaux, un mâle et une femelle.
Avant de mettre bât, elle avait avoué à Loup blanc le parjure qu'elle avait fait à sa race en cachant et en
nourrissant un humain. Loup blanc lui avait à son tour confié son secret et depuis lors ils ne formaient plus qu'un.
Une nuit, ils furent réveillés par des cris qui les fit sortir de leur tanière, ils aperçurent au loin une fumée épaisse,
un incendie embrasait le ciel. Les cris durèrent longtemps et au petit jour une odeur âcre parvint jusqu'à eux.
La magie des loups en ces temps là était grande et leur haine des humains encore plus grande, plusieurs clans
s'étaient unis pour détruire un village qui avait tué plusieurs des leurs. Ceux qui n'avaient pas péris dans l'incendie,
furent dévorés pas les loups. Loup blanc rassembla sa compagne et ses petits et décida de s'éloigner à tout jamais
de ces contrées barbares, il voulait un monde différent pour sa descendance.
Au même moment, un homme et une femme, seuls survivants du massacre fuyaient eux aussi l'horreur de la nuit.

La légende dit que la route des loups croisa celle des humains. Qu'il reconnu la jeune femme qu'il avait secouru
de même que Calypsonne reconnu l'homme comme étant celui qu'elle avait caché dans les bois.
On dit aussi qu'ils firent chemin ensemble jusqu'à une grande clairière. Uniquement avec leur courage,
ils bâtirent un monde nouveau où tous ceux qui vivaient sans haine furent les bienvenus.
Les humains comme les loups...

Loup blanc fût à l'origine d'une nouvelle race de loups, plus proche de l'homme et qui bien des années
plus tard donnera naissance à cette race de loup civilisé que l'on appellera le Chien...
= = = = =


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jani418
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   20.01.12 20:50

TRES BEAU RECIT SPIRIT, JE LES LIS TOUS..BRAVO DE NS INSTRUIRE,J,AIME CA CONTINUE.
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   

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Conte et légendes !
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