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 Conte et légendes !

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MME TCHOUNE
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   23.01.12 21:15

BRAVO SPIRIT je viens de finir de lire toutes les légendes c,est vraiment bon celle du huard ma pogné au coeur tu es un excellent raconteur continue on aime ca
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Spirit
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   23.01.12 21:55

MME TCHOUNE...

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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   24.01.12 10:53


La légende du Rocher percé !



Il y a mille et une histoires entourant le Rocher Percé en Gaspésie.

Connaissez-vous celle de la belle Blanche de Beaumont et du chevalier de Nérac ?
Au temps où le Canada appartenait à la France, un vieux château de Normandie abritait une jeune beauté,
Blanche de Beaumont. Or, un beau jour de juin, Blanche, alors âgée de 16 ans, faisait la connaissance d'un jeune
et bel aristocrate, le chevalier Raymond de Nérac. Ce fut le coup de foudre de part et d'autre.
Bientôt, ils se voient aussi souvent que possible devant les parents, mais surtout dans leurs dos chaque fois qu'ils le peuvent…

Puis un jour, on les fiança. Bonheur parfait ne peut durer, surtout dans les légendes.
Aussi la guigne survint-elle dans la vie des jeunes amoureux, et la guigne, cette fois, serait le Canada.
Comment s'y prendre pour rendre des amoureux parfaitement malheureux ? Parfois en les unissant, parfois en les séparant.
Le destin a une expérience et une intuition terrible en cette matière, à telle enseigne qu'il trouva immédiatement la solution
la plus tragique: envoyer le plus loin possible le jeune chevalier, et le plus loin possible à cette époque, c'était le Canada,
si vaste et si redoutable avec ses hivers et ses iroquois.

Donc, sur les ordres du roi, le chevalier de Nérac dut prendre un poste en Nouvelle-France pour combattre les féroces iroquois.
Adieu la douce vie en France, les plaisirs de la cour et la belle et adorable fiancée de Normandie.
Une fois en Nouvelle-France, le chevalier de Nérac pataugea dans la neige, se perdit dans les bois, combattit les iroquois,
gela dans des cabanes mal chauffées, commanda des hommes qui n'obéissaient qu'à leur bon gré, tira ici et là du mousquet,
enfin se rongea d'ennui et d'amour pour sa fiancée qui le hantait.

Pendant ce temps, Blanche de Beaumont se morfondait également dans l'attente de son bien-aimé, mais dans son château.
Vint le jour où elle ne peut plus supporter une telle situation.
Elle irait rejoindre son fiancé en Nouvelle-France et l'épouserait. Une fois cette décision prise, elle ne pensa plus qu'à ce projet audacieux,
mais n'en souffla mot à qui que ce fut, surtout pas à ses parents.
Elle attendait, sans trop y compter, une occasion propice, qui se présenta malheureusement.
Un bon jour, son frère vint au château annoncer que le roi l'avait prié de faire du service en Nouvelle-France.
Et comment refuser au roi une prière ?

C'est alors que Blanche s'ouvrit de son projet à ses parents et les informa de sa ferme intention d'accompagner son frère en Nouvelle-France.
Ces derniers, horrifiés, s'y opposèrent carrément. Mais que peuvent les parents contre l'amour ?
Au début de l'automne, Blanche de Beaumont s'embarqua donc pour la Nouvelle-France avec son frère.
Vers la mi-octobre, leur navire croisait à la hauteur des côtes de Terre-Neuve et tous se réjouissaient à la pensée d'arriver bientôt
au terme de ce long voyage. Surtout Blanche de Beaumont, naturellement, qui avait si hâte de revoir son fiancé.
Par un matin de temps clair, la vigie annonça un navire à bâbord qui filait vers eux à pleines voiles.
Ce fut d'abord une grande joie sur le galion français, mais bientôt suivie par un sentiment d'horreur :
ce qui venait vers eux avait maintenant toutes les apparences d'un vaisseau pirate.

Lorsque le capitaine se rendit compte qu'il s'agissait bien d'un navire pirate, il ordonna que tout l'équipage et tous les hommes
valides du navire se regroupent. On distribua les armes et chacun prit le poste qu'on lui assigna dans l'attente de l'abordage,
qui fut d'ailleurs fort sanglant : coups de feu, croisements de sabres et d'épées, cris déchirants, lamentations horribles,
massacre de boucherie. Les Français, bien entendu, offrirent une résistance farouche et désespérée, mais les pirates étaient
plus nombreux et mieux armés. En bons pirates qu'ils étaient … sic!!! … ils tuèrent tout ce qui pouvait être tué sur le navire,
sauf Blanche de Beaumont qu'ils réservaient à leur capitaine, saccagèrent tous ce qu'ils crurent bon devoir saccager
et emportèrent avec eux tout ce qui leur tenta.

On transporta la jeune beauté sur le navire pirate, mais non sans difficultés, car elle se débattait comme dix et l'on avait reçu
l'ordre de ne pas la molester: la moindre égratignure coûterait une tête. On l'enferma dans une cabine et l'on plaça un pirate
devant sa porte. Le hublot de sa cabine était garni de barreaux. Pas de fuite possible.
Elle était complètement à la merci de cette racaille. Le capitaine des pirates avait donc beau jeu.
Il pouvait faire de la jeune fille tout ce qu'il voulait, selon son caprice. Mais il était un bon capitaine de pirate…
à certaines heures il va sans dire. Alors, cette fois, au lieu de la violenter et de la violer, ce dont il était fort tenté d'ailleurs,
il décida d'user de principes et de faire les choses en grand. Il épouserait Blanche de Beaumont sur le navire, devant tout son équipage.
Il en ferait sa femme et la patronne du navire. Les enfants qu'elle lui donnerait auraient du sang noble.
Un ex-moine, membre de l'équipage, officierait.

Ces respectables intentions devaient faire perdre au capitaine sa belle proie.
Lorsque Blanche de Beaumont sut ce qui l'attendait, elle se jura qu'elle ne deviendrait jamais l'épouse d'un pirate.
Tous les moyens seraient bons. Aussi, quand l'équipage rassemblée sur le pont vit paraître Blanche de Beaumont s'avançant
vers le capitaine et l'officiant sourire aux lèvres, on s'étonna de cette transformation si extraordinaire.
Mais la jeune fille devait les étonner fort davantage, car juste au moment où elle allait arriver à la hauteur du capitaine et de l'officiant,
profitant de la confiance et de la surprise qu'elle avait suscitées, elle fit brusquement demi-tour, se mit à courir et se jeta à la mer
avant qu'on ait pu intervenir. Ce geste inattendu cloua l'équipage sur place.

Quand on eut repris ses esprits, il était trop tard; Blanche de Beaumont avait définitivement disparu dans les profondeurs de l'océan.
Le capitaine regretta amèrement ses bonnes intentions: voilà ce que c'était que d'avoir des principes.
On l'y reprendrait à avoir de la conscience ! Quant à l'équipage, il fut, dit-on, vivement impressionné.
La superstition, commune chez ces durs, fit le reste. Toute la nuit, le navire glissa dans un épais brouillard,
traînant à la remorque mauvaise conscience. Le lendemain, lorsque le soleil eut réussi à dissiper cette brume, l'équipage se vit
devant une masse énorme: c'était le Rocher Percé. Ce singulier rocher, semblant flotter près du rivage comme un navire à l'ancre,
dégageait une menace mystérieuse et impitoyable. Soudain les pirates, figés de terreur, distinguèrent à son sommet une espèce
d'apparition voilée dans laquelle ils crurent reconnaître Blanche de Beaumont.
Puis brusquement, cette apparition abaissa ses mains vers le vaisseau dans un geste de malédiction et ce dernier,
avec tous ses occupants, fut changé en un rocher dont on retrouve encore des vestiges aujourd'hui.

On dit que le chevalier de Nérac périt peu après aux mains des iroquois.
On dit encore qu'à certains moments, lorsque le Rocher Percé est enveloppé de brouillard, on croit parfois entrevoir la jeune fiancée
qui hante les parages des désirs inassouvis d'un amour malheureux.



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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   24.01.12 11:02




Autrefois, pour faire rentrer les enfants à la maison, les parents n'avaient qu'à leur dire :
« Dépêchez-vous! Le bonhomme Sept-Heures s'en vient » !
Effrayés, les enfants abandonnaient leurs jeux et obéissaient à leurs parents.
Mais qui est ce bonhomme dont ils avaient si peur ? Un être malfaisant !!!

Le bonhomme Sept-Heures est un personnage légendaire québécois. C'est un être horrible et redoutable.
Il a un nez crochu, une longue barbe et beaucoup de poils piquants sur le corps. Il porte un bonnet à cornes,
trois ou quatre manteaux les uns par-dessus les autres et un grand sac sur l'épaule. Le bonhomme Sept-Heures
vit loin des humains. Il habite souvent au fond d'une caverne, dans le froid et l'obscurité totale.
Il ne sort de la maison qu'à la nuit tombée et il parcourt les routes à pied. Quand sept heures sonnent.

A sept heures, comme son nom le suggère, il s'approche des maisons. Lorsqu'il rencontre des enfants sur son chemin,
il les met dans son grand sac. Parfois, le bonhomme Sept-Heures se cache sous les perrons et attend que sept heures sonnent.
L'heure venu, il pénètre dans les maisons et enlève les enfants turbulents qui ne sont pas encore au lit.

D'où vient l'expression «Bonhomme Sept-Heures» ?
Il existe deux hypothèses : l'une est de souche anglaise, l'autre française. Le Bonhomme Sept-Heures,
ce personnage inquiétant qui enlevait les enfants qui ne voulaient pas aller se coucher serait l'adaptation québécoise de l'anglais
« bone-setter », c'est-à-dire le rebouteur des campagnes anglo-américaines. Ce personnage insolite aurait été choisi pour
personnifier auprès des enfants, les peurs et les mystères de la nuit. La pratique de son art, replacer des os, devait déjà susciter
gémissements et grincements de dents chez ses patients.

L'autre explication est la suivante. Dans plusieurs régions de France au XIXe siècle, on relève la présence d'un Bonhomme Basse-Heure
pour désigner ce genre de personnage. Basse-heure désigne tout simplement la tombée du jour, le crépuscule, soit exactement sept heures.
Vers 1960, selon une enquête linguistique réalisée en Franche-Comté, on appelait encore Couche Huit-Heures le personnage fantastique
qui fait peur aux enfants pour qu'ils se couchent tôt.
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   28.01.12 15:15


Le renard et le petit prince !



C'est alors qu'apparut le renard :

Bonjour dit le renard...
Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.

Je suis là, dit la voix, sous le pommier...
Qui es-tu? dit le petit prince. Tu es bien poli...

Je suis un renard, dit le renard.
Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
Ah! pardon, fit le petit prince.

Mais, après réflexion, il ajouta :
Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu?
Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant !
Il élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules?
Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"?

C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie créer des liens..."
Créer des liens ? Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons.
Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards.
Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...
C'est possible, dit le renard. On voit sur terre toutes sortes de choses...
Oh! Ce n'est pas sur terre, dit le petit prince
Le renard parut très intrigué :
Sur une autre planète?
Oui.

Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ? Non.
Ça, c'est intéressant! Et des poules ? Non.
Rien n'est parfait, soupira le renard.

Mais le renard revint à son idée :
Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent.
Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres.
Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois là-bas,
les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien.
Et ça, c'est triste! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé !
Le blé qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...

Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :
S'il te plaît... Apprivoise-moi, dit-il.
Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître.
Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis.
Si tu veux un ami, apprivoise-moi! Que faut-il faire ? Dit le petit prince.

Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil
et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...

Le lendemain revint le petit prince.
Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures
je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai;
je découvrirai le prix du bonheur! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le cœur... Il faut des rites.
Qu'est-ce qu'un rite ? Dit le petit prince.

C'est quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures.
Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux!
Je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances.
Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure de départ fut proche :

Ah! dit le renard... Je pleurerai.
C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
Bien sûr, dit le renard. Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.
Bien sûr, dit le renard...

J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé. Puis il ajouta : Va revoir les roses. Tu comprendras. Tu comprendras que la tienne
est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.

Le petit prince s'en fut revoir les roses : Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il.
Personne ne vous a apprivoisées et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable
à cent mille autres. Mais, j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde. Et les roses étaient bien gênées. Vous êtes belles,
mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble.
Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe.
Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons).
Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose.

Et il revient vers le renard : Adieu, dit-il...
Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de se souvenir.
Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier.
Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...
Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir...

Tiré de : Le petit prince par Antoine de Saint-Exupéry
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   03.02.12 17:20

La LEGENDE DE LA MORT !



L’Ankou, le serviteur de la mort…

Il ne représente pas la Mort en elle-même, mais son serviteur : son rôle est de collecter dans sa charrette grinçante
(karr an Ankoù, karrigell an Ankoù, karrik an Ankoù) les âmes des défunts récents.
Lorsqu'un vivant entend le bruit de la charrette (wig ha wag !), c'est qu'il (ou selon une autre version,
quelqu'un de son entourage) ne va pas tarder à passer de vie à trépas.
On dit aussi que celui qui aperçoit l'Ankou meurt dans l'année.

"L’Ankou est l’ouvrier de la mort (oberour ar maro). Le dernier mort de l’année, dans chaque paroisse,
devient l’Ankou de cette paroisse pour l’année suivante. Quand il y a eu, dans l’année, plus de décès que d’habitude,
on dit en parlant de l’Ankou en fonction :
"War ma fé, heman zo eun Anko drouk." (Sur ma foi, celui-ci est un Ankou méchant.)

On dépeint l’Ankou, tantôt comme un homme très grand et très maigre, les cheveux longs et blancs,
la figure ombragée d’un large feutre; tantôt sous la forme d’un squelette drapé d’un linceul,
et dont la tête vire sans cesse au haut de la colonne vertébrale, ainsi qu’une girouette autour de sa tige de fer,
afin qu’il puisse embrasser d’un seul coup d’œil toute la région qu’il a mission de parcourir.

Dans l’un et l’autre cas, il tient à la main une faux. Celle-ci diffère des faux ordinaires, en ce qu’elle a le tranchant tourné en dehors.
Aussi l’Ankou ne la ramène-t-il pas à lui, quand il fauche; contrairement à ce que font les faucheurs de foin et les moissonneurs de blé,
il la lance en avant.

Le char de l’Ankou (karrik ou karriguel ann Ankou) est fait à peu près comme les charrettes dans lesquelles
on transportait autrefois les morts. Il est traîné d’ordinaire par deux chevaux attelés en flèche. Celui de devant est maigre,
efflanqué, se tient à peine sur ses jambes. Celui du timon est gras, a le poil luisant, est franc du collier.
L’Ankou se tient debout dans la charrette.

L'Ankou dans sa charette funeste.
Il est escorté de deux compagnons, qui tous deux cheminent à pied. L’un conduit par la bride le cheval de tête.
L’autre a pour fonction d’ouvrir des barrières des champs ou des cours et les portes des maisons.
C’est lui aussi qui emplie dans la charrette les morts que l’Ankou a fauchés.

Lorsque l’Ankou se met en route pour sa tournée, sa charrette est, dit-on pleine de pierres,
afin de rouler plus lourdement et de faire plus de bruit.
Arrivé près de la maison où se trouve le moribond qu’il doit cueillir, il décharge brusquement sa charrette,
pour faire place à son nouveau “lest”. De là ce fracas de pierraille que l’on entend si souvent dans les logis
où l’on veille un mourant, juste à l’instant où celui-ci rend le dernier soupir."

Dans certaines légendes l’Ankou tue sans faucher réellement, le simple fait de l’approcher, de l’entendre passer
ou à plus forte raison d’échanger des paroles avec lui suffisent à causer la mort de la personne en question
ou de l’un de ses proches.

C’est le triste sort de Fanch ar Floc'h, ce talentueux forgeron qui absorbé par son ouvrage travailla le soir de Noël
jusqu’après l’heure sainte de minuit à qui l’Ankou rendit alors visite pour faire réparer sa faux.
L’homme accomplit cette tâche sans se douter de l’identité de son hôte et mourut à l’aurore.

Une légende raconte également comment un jeune homme trop curieux, ayant reconnu le célèbre grincement des essieux
de la charrette de l’Ankou, décida de l’observer sans se faire voir en se cachant dans une touffe de noisettes.
Le convoi s’arrêta soudain et l’un des compagnons de l’Ankou s’approcha de la cachette afin de couper de quoi remplacer
la cheville brisée de l’un des essieux. Se croyant tout d’abord perdu le jeune homme fut vite soulagé de voir l’Ankou s’éloigner
sans remarquer sa présence… le lendemain on l’enterrait.

On dit que pour chaque paroisse, le dernier mort de l’année devient l’Ankou de l’année suivante. Le jour, il est également
présent à travers les sculptures à son effigie qui ornent les ossuaires, ainsi il rappelle toujours aux hommes la fin à laquelle
aucun ne peut se soustraire. Et ces mots gravés sur la pierre de nous mettre en garde " La mort, le jugement, l’enfer froid :
quand l’homme y pense, il doit trembler ".

- - - - - - -

Vieux et jeunes, suivez mon conseil.
Vous mettre sur vos gardes est mon dessein ;
Car le trépas approche, chaque jour,
Aussi bien pour l’un que pour l’autre.
Qui es-tu ? dit le jeune garçon,
A te voir j’ai frayeur.
Terriblement tu es maigre et défait ;
Il n’y a pas une once de viande sur tes os !

C’est-moi, l’Ankou, camarade !
C’est moi qui planterai ma lance dans ton coeur;
Moi qui te ferai le sang aussi froid que le fer ou la pierre !

Je suis riche en ce monde ;
Des biens, j’en ai à foison ;
et si tu veux m’épargner,
Je t’en donnerai tant que tu voudras.

Si je voulais écouter les gens,
accepter d’eux un tribut,
qu’un demi denier par personne,
je serais opulent en richesses !

Mais je n’accepterai pas une épingle,
Et je ne ferai grâce à nul chrétien, -
Car , ni à jésus, ni à la Vierge, -
Je n’ai fait grâce même.

Autrefois, les “pères anciens” -
Restaient neuf cent ans sur la brèche. -
Et cependant, vois, ils sont morts, -
Jusqu’au dernier, voici longtemps !
Monseigneur saint Jean, l’ami de Dieu ;
Son père Jacob, qui le fut aussi ;
Moïse, pur et souverain ;
Tous, je les ai touchés de ma verge.
Pape ni cardinal je n’épargnerai ;
Des rois (je n’en épargnerai) pas un,
Pas un roi, pas une reine,
Ni leurs princes, ni leurs princesses.

Je n’épargnera archevêque, évêque, ni prêtres,
Nobles gentilshommes ni bourgeois,
Artisans ni marchands,
Ni pareillement, les laboureurs.
Il y a des jeunes gens de par le monde,
qui se croient nerveux et agiles ;
Si je me rencontrais avec eux,
Ils me proposeraient la lutte.

Mais ne t’y trompe point, l’ami !
Je suis ton plus proche compagnon,
Celui qui est à ton côté, nuit et jour,
N’attendant que l’ordre de Dieu.

N’attendant que l’ordre de Père Éternel ! …
Pauvre pécheur, je te viens appeler.
C’est moi l’Ankou, dont on ne se rachète point !
Qui se promène invisible à travers le monde !
Du haut du Menez, d’un seul coup de fusil,
Je tue cinq mille hommes en un tas !

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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   14.02.12 16:22

LE BEAU DANSEUR !



Adapté d'un conte populaire.

La croyance populaire qui voulait que le diable pouvait prendre possession d'une jeune fille coquette est très fréquente.
L'une des premières transcriptions écrite de cette légende se trouve dans un ouvrage de Philippe-Aubert de Gaspé,
Le Chercheur de trésors, paru en 1878 sous le titre L'Étranger.

De nombreuses variantes existent et circulent dans toutes les régions du Québec. Ici, l'événement se déroule
pendant une veillée de mardi gras comme il y en avait beaucoup dans les villages et campagnes du début du siècle.

Il y avait autrefois un nommé La tulipe qui avait une fille appelée Rose dont il était fou.
Elle était la plus jolie des jeunes filles ; sa peau était douce, ses joues roses, sa chevelure brune bouclée,
ses gestes gracieux. Son père l'adorait et lui passait tous ses caprices.

La jolie Rose avait un fiancé qui se nommait Gabriel. Elle aimait bien son amoureux mais ce que Rose aimait
encore plus c'étaient les divertissements. Elle cherchait toujours prétexte, une fête ou un événement quelconque,
pour demander à son père de convier des musiciens et des jeunesses chez-eux pour une veillée.

Quelques jours avant le mardi gras, elle se mit à tourmenter son père :

- Feriez-vous venir le violoneux du rang voisin, père ? On dit qu'il joue à merveille.
On ferait un petit bal pour le mardi gras ! Dites oui ! Oh ! dites oui, suppliait Rose.

Le père Latulipe se laissa tourmenter un jour, deux jours et à la fin, de guerre lasse, il consentit.

- Mais ma fille, dit-il, il faudra faire attention. Je ne veux pas qu'on danse après minuit !
Le carême commence le lendemain et il faut faire pénitence.

Rose, folle de joie, embrassa son père et promit de respecter la tradition. Elle passa le reste de la semaine
à préparer sa toilette, à décorer la salle. Enfin le mardi gras arriva.

Dans la compagne, les nouvelles vont vite. Quand on sut qu'il y avait bal chez Latulipe,
ce ne fut pas un seul violoneux qui se présenta. Il en vint trois et des meilleurs !

Si bien que la fête fut magnifique. On riait, on dansait avec tant d'ardeur et de plaisir que le plancher en craquait.
Au dehors, une tempête de neige s'était déclarée mais personne n'y faisait attention. Le bruit des rafales de vent était
entièrement couvert par le son des violons qui entraînaient les danseurs dans des cotillons et des rigodons étourdissants.

Rose était gaie comme un pinson : elle ne manquait pas une danse, acceptant toutes les invitations.
Son fiancé Gabriel se sentait un peu délaissé mais, voyant sa Rose si heureuse et si enjouée,
il prit son mal en patience en songeant qu'ils seraient bientôt unis pour la vie.

Tout à coup, au milieu d'un rigodon*, on entendit une voiture s'arrêter devant la porte. Plusieurs personnes
coururent aux fenêtres pour tenter de distinguer le nouveau venu à travers la neige collée aux carreaux.
Ils virent d'abord un magnifique cheval noir et puis un grand gaillard tout couvert de neige et de frimas qui s'avança sur le seuil.
On s'arrêta de parler et de chanter et l'inconnu entra. Il secoua la neige de ses bottes et de son manteau, et l'on remarqua
l'élégance de son costume de fin velours tout noir.

- Puis-je m'arrêter dans votre maison quelques instants ? demanda-t-il...

Le maître de maison, le père Latulipe, s'avança vers lui et dit :

- Dégreyez-vous, monsieur, et venez vous divertir. Ce n'est pas un temps pour voyager !

L'étranger enleva son manteau mais refusa de se débarrasser de son chapeau et de ses gants.
"Une coutume de seigneur" chuchotèrent les curieux regroupés autour de lui.

Tout le monde était impressionné par l'arrivée de ce nouveau venu. Les garçons étaient pleins d'admiration
pour le cheval noir qui était attaché au poteau de la galerie. Ils lui trouvaient le poil brillant et l'allure altière des pur-sang
mais ils s'étonnaient de constater que là où ses sabots étaient posés, la neige avait fondu complètement.

« Drôle de bête », pensaient-ils. Les demoiselles, elles, examinaient en rougissant le bel homme élégant.
Chacune d'elles, dans le secret de son cœur, espérait que ce survenant allait l'inviter à danser.
Mais c'est vers Rose qu'il alla.

- Mademoiselle, lui dit-il en la fixant de ses yeux de braise, voulez-vous danser avec moi ?

Il va sans dire que Rose ne se fit pas prier, sentant peser sur elle le regard de toutes ses compagnes qui l'enviaient.
L'inconnu entraîna aussitôt la jeune fille dans un quadrille, puis lui en fit danser un autre ; les violoneux ne s'arrêtaient pas
et l'on enchaîna avec des reels et des cotillons.

Rose ne pouvait plus s'arrêter de danser : comme si elle ne pouvait plus se détacher des bras de son partenaire.
Tous les invités les regardaient évoluer ensemble en louant leur élégance. Comblée de bonheur, Rose oublia
totalement Gabriel qui s'était retiré dans un coin, mal à l'aise...

- Voyons donc, Gabriel ! lui lança Amédée, un jovial paysan, en lui tendant un gobelet plein de caribou.
Prends pas cet air d'enterrement ! Sois gai, bois et profite de ta jeunesse !

Mais Gabriel eut beau boire plus que sa soif le lui commandait, son cœur était douloureux. Et Rose, sa belle Rose,
les joues en feu, continuait de tourner avec le beau jeune homme.

Soudain, on entendit sonner le premier coup de minuit. Le père Latulipe regarda l'horloge.
Les danseurs s'arrêtèrent et les violons se turent.

- Il est minuit, fit l'hôte. Le mercredi des Cendres est arrivé. Alors, je vous demande de vous retirer.

Rose vint pour se dégager mais son compagnon serra ses deux mains dans les siennes.
"Dansons encore, lui murmura-t-il."

Rose ne voyait plus les gens autour d'elle, qui retenaient leur souffle. Ni sa mère, ni son père, ni Gabriel...
Rose était envoûtée par la voix et le regard de son compagnon et voilà que sans l'aide de la musique, les deux danseurs
reprirent les pas du cotillon et se remirent à danser, danser, danser... Les autres restaient figés. Personne ne bougeait.
L'hôte hésitait à intervenir. Puis, le tourbillon ralentit. L'étranger saisit un gobelet plein sur la table, le leva en criant :

"À la santé de Lucifer !"

Ses yeux lançaient des éclairs, une flamme bleue jaillit de son verre, faisant reculer les invités effrayés. Mais il ne lâchait pas Rose,
qu'il tenait fermement. Puis, se penchant vers elle, il déposa sur sa bouche un baiser brûlant.

Au même instant, le tonnerre éclata au-dessus du toit : dans un brouhaha de cris et de hurlements, la maison prit feu.
Dans la confusion qui suivit, on ne vit pas l'homme en noir lâcher la main de Rose et s'enfuir dans la nuit sur son cheval.

Au petit matin, il ne restait que des cendres de la maison des La tulipe. Et Rose, réfugiée chez les voisins, était vieillie de cinquante ans.
Ses cheveux bruns avaient la couleur de la cendre. Ses joues roses et rebondies la veille étaient pâles et toutes ridées.
Et sur ses lèvres on voyait la trace d'une brûlure toute fraîche. C'était la trace du baiser qu'elle avait reçu du diable !


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jani418
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   14.02.12 18:33

un conte de fees...continue on en manque pas un....
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   14.02.12 19:20



JANI418

A tous ceux et celles qui me lisent...
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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   22.02.12 16:25

L'Île d'Orléans a aussi sa légende !


Vue panoramique de l'Île d'Orléans.


Cette île, d’une longueur de 34 km et d'une largeur maximale d’environ 9 km,
elle fut découverte par Jacques Cartier en1535. Il la nomma d'abord Bacchus,
en raison d’un grand nombre de vignes sauvages qui la couvrent au moment que
le navigateur malouin y débarque, mais Cartier lui donna ensuite le nom d'Orléans
en l'honneur du duc d'Orléans, fils du roi François Ier.

L’île fut longtemps appelée «île des Sorciers». En 1642, elle fut offerte à Paul de Maisonneuve,
mais il refusa le cadeau du gouverneur Montmagny et se dirigea vers l’île de Montréal afin d’y fonder
Ville-Marie (aujourd'hui Montréal). On peut affirmer sans crainte de se tromper que l’Île d’Orléans
est l’endroit le plus caractéristique et évocateur de la vie au milieu rural en Nouvelle-France.

L’histoire de l’île d’Orléans est l’une des plus riches du Québec. On sait que les Hurons,
repoussés vers le nord par les Iroquois, s'y étaient installés bien avant l’arrivée des Européens.
C'est l'un des plus anciens lieux de peuplement de la Nouvelle-France. Le fameux sorcier La Vallée,
celui qui, selon la croyance populaire, détruisit la flotte anglaise en 1711, y habitait. En 1759,
le général anglais Wolfe y établit son camp militaire afin de surveiller la capitale de la Nouvelle-France.
Plus tard, un chantier naval y fut aménagé.

La municipalité régionale de comté de L’île d’Orléans compte six municipalités
(paroisses) qui regroupent environ 6800 personnes :
• Sainte-Famille
• Sainte-Pétronille
• Saint-François-de-l'Île-d'Orléans
• Saint-Jean-de-l’Île-d’Orléans
• Saint-Laurent-de-l'Île-d'Orléans
• Saint-Pierre-de-l'Île-d'Orléans

L’île compte plusieurs attraits touristiques, tels que le manoir Mauvide-Genest, érigé en 1734,
et l'église de Sainte-Famille, édifiée la même année. La vue sur la chute Montmorency est superbe.
Le centre-ville de Québec se trouve à seulement un quart d’heure de l'île d'Orléans par le pont qui
relie l'île à la terre ferme.

En 1970, l’Île-d’Orléans a été déclarée arrondissement historique du Québec. Cette décision a permis
de soustraire l’île au développement résidentiel et de mettre en valeur son patrimoine architectural.
On peut se promener autour de l’Île-d’Orléans tout en admirant ses vieilles bâtisses, ses chapelles
de procession situés en bordure des routes, ses champs et vergers qui plongent dans le fleuve…
On y retrouve aussi plusieurs auberges.

Coordonnées de la Municipalité Régionale de Comté de l’île d’Orléans

Légende de l’Île d’Orléans, ou Légende de l'église de Saint-Laurent

Vers la fin du XVIIe siècle, on construisait l'église de Saint-Laurent, sur l'Île d'Orléans.
Près de cette église se trouvaient des coteaux et une montée difficile.
Les chevaux en avaient tout leur roide pour charroyer les pierres sur les chantiers.

Un jour, le constructeur annonça aux hommes qu'il allait se procurer un cheval très fort
qui transporterait à lui seul autant de pierres que tous les autres chevaux ensemble.
Et voilà notre homme qui s’enferme plusieurs jours avec un "Petit Albert" (grimoire dit « magique »)
qui, on le sait, contient tant de choses extraordinaires et merveilleuses.

Peu de temps après, on vit venir l’entrepreneur conduisant par la bride un cheval si beau qu’on
n’en avait jamais vu de pareil. Il dit aux habitants qui travaillaient à l’église :
« Faites travailler ce cheval maintenant tant que vous voudrez; mais je vous défends
pour aucune raison de le débrider". Le cheval, au cours de la journée, put charroyer dans
les coteaux autant de pierres que tous les autres chevaux. Mais, le soir, il paraissait si fatigué,
si exténué, si souffrant que son conducteur en eut pitié. Il le conduisit au ruisseau voisin pour le faire boire,
et lui enleva sa bride. Mais aussitôt… Plus de cheval !… Pas l'ombre d'un cheval, ni près du ruisseau, ni ailleurs…

Alors, le conducteur, en désespoir, se précipita dans le ruisseau… Mais aussitôt ! Plus de conducteur !
Seulement un remous d’eau et une grosse anguille…
Heureusement, que ce soir-là, les pierres de l'église avaient toutes été transportées sur le chantier,
à l'exception d'une seule, qui, depuis lors, a toujours manqué à l'édifice.


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MessageSujet: Re: Conte et légendes !   

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Conte et légendes !
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